5.5.07

Les royales énormités

Retour au thème majeur de ce blog. Lors du débat entre les deux comédiens candidats du second tour, le thème de la sécurité sociale et en particulier de l'assurance-maladie a été à peine évoqué.
Ségolène Royal : Au moment du départ à la retraite, au lieu de recruter des douaniers, je recrute des infirmières.

Nicolas Sarkozy : Mais non, ce n’est pas possible, Madame. La fonction publique hospitalière est payée par un autre budget que le budget de l’Etat.

Ségolène Royal : Vous plaisantez ! Tous les fonds publics, tout se tient.

Nicolas Sarkozy : Parce que vous pensez que vous gérez l’assurance maladie.

Ségolène Royal : Non, ce n’est pas moi, mais c’est quand même de l’argent public dépensé, des cotisations payées sur les salaires.

Nicolas Sarkozy : Vous ne pouvez pas redéployer entre les collectivités territoriales et l’Etat et entre l’Etat et l’assurance maladie. Ce n’est pas vous qui décidez.
On voit d'emblée la conception socialiste : la société n'est qu'un vaste parc (à huitres ?) régi par l'Etat. Impôts, cotisations sociales, l'argent des retraites, voire vos petites économies, tout ça c'est de l'argent "public", à la disposition des petits dictateurs au pouvoir pour en faire ce que bon leur semble. (Pour rappel, les cotisations sociales font partie du salaire, c'est un "salaire différé".)

Et Royal ? Elle aimerait qu'on la traite de "femme publique" ?

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